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Approche de l’automatique non-linéaire par les méthodes de Lyapunov

Sommaire

I. Approche locale : stabilité autour d’un point d’équilibre

II. Approche globale : fonctions de Lyapunov

III. La commande vue au moyen des fonctions de Lyapunov

IV. La robustesse à travers les fonctions de Lyapunov

V. Extension : technique du back-stepping

Présentation

L’analyse des systèmes dynamiques non-linéaires représente un challenge : Il apparaît donc nécessaire de disposer de ceintures de sécurité : la théorie de Lyapunov permet d’obtenir quelques résultats bien utiles. I. Approche locale : stabilité d’un point d’équilibre

I.1 Rappel : stabilité des systèmes linéaires

Dans l’étude d’un système linéaire, la notion de stabilité était relativement simple : si les pôles étaient dans le demi-plan gauche, alors l’affaire était quasiment réglée. Peu importait d’où l’on partait, on arrivait toujours &agra ve; distance finie, pourvu que la commande reste bornée.

Illustration : réponse à un échelon, cas stable et cas instable

Représentée dans le plan de phase, la trajectoire d’un système du second ordre avait alors par exemple les allures suivantes :

On se souvient en particulier qu’un système linéaire ne possèdait qu’un seul point d’équilibre (stable ou instable).

I.2 Points d’équilibre d’un système non linéaire et comportement au voisinage.

Dans l’étude des systèmes non-linéaires, on se heurte à plusieurs difficultés lorsqu’on tente de raisonner comme dans le cas linéaire :

La représentation la plus courante consiste à se placer dans l’espace d’état Rn,de dimension égale à l’ordre du système et d’écrire l’équation d’état sous la forme :

, u représentant la commande appliquée.

Les points d’équilibre sont donnés par : F(x,u) = 0 et on peut en rencontrer un nombre quelconque. Soit xe une solution de F(x,u) = 0

On retrouve le cas linéaire lorsque F(x,u) = A.x + B.u, qui n’a comme point d’équilibre que - si A est inversible - xe= - A-1.B.u . C’est un point d’équilibre stable si les valeurs propres de A sont dans le ½ plan complexe gauche, ces valeurs pro pres étant égales aux pôles du système.

Pour des mouvements infinitésimaux autour d’un point d’équilibre, un système non linéaire ressemble au système linéaire obtenu par développement limité à l’ordre 1. On peut étudier l’équilibre autour de ce point à l’aide du linéaris&e acute; tangent défini en x=xe par :

au point x = xe.

Théorème n°1  (première méthode de Lyapunov)

L’équilibre non linéaire est stable au point x=xe si les valeurs propres de A sont toutes à partie réelle strictement négative, instable si l’une au moins est à partie réelle positive. Dans le cas où des valeurs propres sont nulles (le s autres étant à partie réelle négative), alors le développement à l’ordre 1 est insuffisant pour conclure.

Classification des points d’équilibre (en dimension deux) :


 
deux valeurs propres réelles de même signe
" Nœud "
deux valeurs propres réelles de signe opposé
" Col "
deux valeurs propres imaginaires
" Foyer " (ou " centre " si Re(v.p. ) = 0)

Exemple (système non commandé)

qui possède comme points d’équilibre :  en lesquels la matrice jacobienne vaut, respectivement en chaque point :

dont les valeurs propres sont, respectivement :

v.p. @ 0.618 ; - 1.618 instabl e (" col " )

v.p. @ -0.5 + 1.323 i ; - 0.5 - 1.323 i stable (" foyer &quo t;)

v.p. @ -0.5 + 1.323 i ; - 0.5 - 1.323 i stable (" foyer &quo t;)

Le portrait de phase est représenté pour différentes conditions initiales :

ce qui donne comme exemple de réponse temporelle (condition initiale [0 ; - 4])

Le nombre de points d’équilibre de chaque type est tel que :

N- C+F = 1

formule établie par Poincaré.

Des détails peuvent être trouvés dans le livre de Gille, Decaulne et Pélegrin, ainsi que dans " Chaos et déterminisme ", collection Points, Editions du seuil)

I.3 Domaine d’attraction d’un point d’équilibre stable

Le théorème précédent est seulement local : on ne peut rien dire pour un état initialement situé loin de x=xe.

Différentes méthodes (non étudiées ici. Voir le livre de Khalil, "Non linear systems ") permettent d’estimer un domaine entourant x=xe dans lequel toute trajectoire convergera vers l’équilibre. Mais ce ne sont que des estimati ons, parfois médiocres.

Or , l’automaticien doit absolument se soucier de la zone de validité de son étude de stabilité : si une perturbation devait entrainer le système hors du domaine d’attraction de l’équilibre visé, le contrôle pourrait être perdu.

I.4 Utilisations de la première méthode de Lyapunov

Utilisée à des fins d’analyse, cette méthode est un préliminaire important pour connaître les propriétés d’un point d’équilibre.

En ce qui concerne la synthèse de loi de commande, le contrôleur linéaire obtenu ne peut être optimisé qu’en un voisinage du point d’équilibre recherché. A partir d’une certaine distance, le contrôleur aura sans doute des performances médiocres, ou même conduira à une i nstabilité du système. Par exemple, les correcteurs d’excitation PID des génératrices synchrones ne sont efficaces qu’autour d’un point de fonctionnement, et il faut prévoir des sécurités particulières pour des marches accidentelles.


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