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Extrait du cours :

Distribution HT/BT

V Choix de la section des conducteurs

V.1 On doit choisir les conducteurs de manière à ce qu'en régime permanent, à charge nominale, les échauffements restent dans une limite admissible.

L'échauffement d'un conducteur dépend :

l'isolant plus il est épais, plus le refroidissement est difficile

certains isolants conduisent mal la chaleur

le nombre de conducteurs

et le nombre de circuits

dans le même conduit

plus il est grand, plus il est difficile d'évacuer la chaleur
le mode de pose il est plus difficile de refroidir un câble encastré

qu'un câble posé sur un chemin de câbles aéré

un câble posé sous plafond est plus difficile à refroidir qu'un câble mural (la chaleur s'accumule sous le plafond...)

la température ambiante maximale  

Comme il est très difficile de connaître les paramètres numériques associés à ces diverses conditions, les fabricants de câbles et d'appareillage fournissent des tableaux permettant de déterminer la section nécessaire. Tous ces tableaux fonctionnent selon un même principe : une fois que l'on connait l'intensité nominale devant transiter par le câble, on calcule une intensité équivalente thermique , qui est l'intensité qui parcourrait un câble posé dans des conditions de référence (conditions standard) en produisant le même échauffement.

Le calcul de cette intensité équivalente utilise des facteurs correctifs. La section du câble est déterminée pour l'intensité équivalente.

exemple : un câble multipolaire isolé par du polyéthylène réticulé, de 30 m de long, posé sur tablette avec deux autres circuits, est parcouru par 230 A. Le coefficient correctif donné par les tables pour ce type de pose est 0,76 : le courant équivalent à prendre en compte est de 303 A, ce qui conduit à une section bien supérieure à celle obtenue avec la valeur de base (230 A). Ceci est amplifié par le fait que le disjoncteur le plus proche a un calibre de 250 A ; or, il y a lieu de dimensionner le câble pour l'intensité maximale allouée par le disjoncteur, même si en utilisation normale le disjoncteur peut être réglé pour déclencher à 230 A : en effet, il faut se prémunir contre les possibilités de mauvais réglage du seuil de déclenchement. Ce raisonnement nous conduit à : 250 / 0,76 = 330 A . La section de câble résultante est de 150 mm² (donnée par les tables), au lieu de 95 mm² sans facteur de correction : la correction n'est pas anodine.

V.2 Le passage du courant dans les conducteurs ne doit pas provoquer une chute de tension trop importante. La NF C 15-100 précise :

  éclairage force motrice
alimentation par réseau public BT 3% 5%
alimentation par réseau public HTA 6% 8%

Cette chute de tension est calculable à partir de l'impédance des câbles et des intensités qui les traversent. Les constructeurs proposent des tableaux permettant de déterminer simplement les chutes de tension.

Il faut remarquer néanmoins qu'une chute de tension de 8% en charge nominale peut très bien se transformer en une chute de tension de 40% lors d'un démarrage moteur : il y a lieu de bien préciser les conditions d'emploi de la ligne pour obtenir un dimensionnement convenable, et ainsi éviter de tels désagréments. (Une telle chute de tension peut très bien interdire le démarrage d'un moteur asynchrone, pour lequel on sait que le couple est proportionnel au carré de la tension statorique. DU=40% Þ DC=64% !)

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