Numérisation des signaux |
Traité
dans cette page
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Pourquoi numériser ? | |
Conversion analogique-numérique | |
Conversion numérique-analogique | |
Echantillonnage | |
Résolution | |
Quantification | |
Codage | |
Théorème de l'échantillonnage | |
Capacité d'un canal numérique |
Pourquoi
numériser ?
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Sous
le nom général de "traitement du signal"
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Conversion
analogique-numérique L'essentiel La
conversion est obtenue grâce à un circuit électronique
intégré appelé |
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Observer
que le signal de sortie est discrèt (il progresse par bonds).
Paramètre
primordial : la résolution. Avec 8
bits, on peut écrire 256 valeurs Plus la résolution est élevée :
Résolution
relative pour un convertisseur de 8 bits : Avec un
convertisseur 16 bits : Les CAN sont des dispositifs complexes, à la fois numériques et analogiques, dont le prix augmente très rapidement avec :
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Conversion
numérique-anlogique.
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![]() |
La
résolution se définit
de la même manière. La tension
de sortie est également discrète. C'est pourquoi on fait suivre ce dispositif :
Les CNA sont beaucoup moins complexes, donc moins chers que les CAN à résolution et rapidité égale. |
Interpolations
& Lissage d'un signal numérique
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![]() |
La conversion numérique-analogiqueanalogique délivre un signal discret, c'est à dire constitué de valeurs définies seulement à des instants régulièrement espacés au rythme de l'échantillonnage. Aucune
valeur du signal n'est définie entre deux valeurs discrètes
successives du temps. Contrairement au traitement analogique qui a tendance à faire disparaître des harmoniques, notamment de rang élevé, le signal issu d'une conversion numérique présente un surplus d'harmoniques appelées "bruit de numérisation". Ces fréquences indésirables étant de toute évidence la fréquence de numérisation et ses harmoniques. C'est évident sur la figure ci-dessus où l'on voit que le signal continu est remplacé par une suite d'impulsions discrètes. L'important
est de restituer fidèlement l'ensemble du spectre
harmonique utile du signal initial. Il arrive aussi qu'il ne soit pas nécessaire de faire appel à un filtre. En effet, certaines configurations des circuits utilisateurs du signal présentent naturellement des capacités se chargeant spontanément du lissage. Dans des cas plus sophistiqués une interpolation peut être mise en ouvre par des DSP : processeurs de signaux numériques. Ces processeurs équipent notamment les cartes de type "Sound Blaster". |
Echantillonnage
Si le signal à transmettre est une fonction du temps ; c'est entre autre le cas du son ou de l'image vidéo. Combien de fois par seconde devrons-nous relever ses valeurs sucessives pour le restituer fidèlement ? Nous comprenons bien que si les échantillons sont "rares" le signal analogique sera grossièrement traduit et donc grossièrement restitué : on le dira sous-numérisé. Il semble bien qu'il faudra un nombre "assez élevé" d'échantilonnages par seconde si l'on souhaite une "bonne restitution" par la suite. La figure ci-dessous
présente le même signal sinusoïdal échantillonné
8, puis, 4, puis 3, puis 2 fois par période. Cette figure suggère intuitivement que la limite de sous-échantillonnage se situe à deux échantillonnages par période pour un signal sinusoïdal. Certes, la sinusoïde est devenue un signal rectangulaire de même période, mais il suffira d'en soustraire toutes les harmoniques en ne laissant subsister que la fondamentale pour récupérer le signal sinusiïdal initial. Le filtrage des harmoniques peut se faire, lors de la restitution du signal dans le domaine analogique, par des filtres passe-bas analogiques ou avant cette restitution par des filtres numériques. Cette limite inférieure pour la fréquence d'échantillonnage est mathématiquement, donc rigoureusement confirmée par le théorème l'échantillonnage énoncé plus bas. |
![]() |
Le
théorème de l'échantillonnage |
La
fréquence d'échantillonnage minimale requise
pour pouvoir ensuite restituer un signal sinusoïdal est le double de la fréquence de ce signal. |
Pour
un signal quelconque, il suffira d'apliquer ce théorème
à toutes ses composantes spectrales,
qui sont par définition des sinusoïdes.
|
Ce
qui donne (à retenir) :
La fréquence d'échantillonnage minimale requise pour pouvoir ensuite restituer un signal est le double de la fréquence de la plus haute des harmoniques de ce signal que l'on souhaite restituer. |
Exemples : Le
son téléphonique est contenu dans la bande théorique
maximale de 0 - 4 kHz. La
musique de qualité exige une bande passante de 20 Hz à
20 kHz. |
Voir aussi : Standards de numérisation du son.
Chaque
échantillon représente une valeur proportionnelle à
la valeur instantannée du signal sonore au moment de l'échantillonnage. La traduction binaire la plus simple consiste en une transposition linéaire. Par exemple, si la variable sonore à échantillonner est un signal électrique de 0 à 1 V., nous pourrions attribuer les valeurs binaires comme suit : |
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Signal échantilonné
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Valeurs binaires (sur 4 bits pour simplifier)
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1 V
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11
|
0,666 V
|
10
|
0,333 V
|
01
|
0 V
|
00
|
On constate que les
sons atteignant le maximum d'intensité sont rares et ponctuels.
Il est donc avantageux de réserver aux sons moyens le maximum de
bits de numérisation au détriment des éclats de voix
dont le rendu n'est pas très intéressant. La figure ci-dessous compare très schématiquement deux lois de quantification : une linéaire, l'autre semi-logarithmique. |
![]() |
On observe que pour le signal d'intensité moyenne dessiné, la quantification semi-logarithmique attribue plus d'échelons que la quantification linéaire. |
Le CCITT
a adopté, pour la transmission téléphonique, deux
lois de quantification semi-logarithmiques connues sous les noms de
: Voir notre page "Standards de numérisation du son" |
Généralités su le codage |
Ce
mot est utilisé de manière très diverse (souvent
à contresens). En principe, le codage désigne le type de correspondance que l'on souhaite établir entre chaque valeur du signal analogique et le nombre binaire qui représentera cette valeur. Bien
entendu, la résolution du convertisseur est un élément
du codage. Par exemple, pour le son téléphonique, les américains ont opté un codage sur 7 bits , les européens sur 8. La vitesse d'échantillonnage étant fixée à 8 000 échantillons par seconde, le flux numérique américain pour la parole téléphonique s'établit à 56 k bit/s, alors que l'Europe a adopté 64 k bit/s - bande d'un canal RNIS par exemple. Les standards d'enregistrement sonore pour CD-ROM codent sur 16 bits, ce qui leur permet de différencier 65 635 échelons d'intensité sonore. Un deuxième élément important est le type de codage : PCM - Différentiel (delta) - Prédictif - Adaptatif - etc. - c.f. ci-dessous |
Codage PCM PCM : Pulse Coded Modulation - En français : MIC Modulation par Impulsions Codées Lorsque la taille de l'enregistrement numérique n'est pas un critère important, on peut se permettre de coder chaque échantillon à sa valeur réelle (contrairement à ce qui se fait dans le codage différentiel p. ex.). C'est ce que nous avons fait dans les figures ci-dessus : "Conversion Analogique-Numérique", "Conversion Numérique-Analogique", et "Reconversion d'un signal numérique en signal analogique". |
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M |
Nombre d'octets occupés
en mémoire Nombre total d'échantillons Résolution du convertisseur ( bit ) Fréquence d'échantillonnage (bit/s) Durée d'enregistrement (s) Débit binaire en octets par seconde |
M = Ne.(R/8) = (D.Fe).(R/8)
|
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O = M/D = Fe.(R/8)
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Bande passante en bit/s : Fe.R
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Valeurs usuelles pour le
codage MIC
Modulation par Impulsions Codées PCM (Pulse Coded Modulation) |
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Echantillons/s
( Hz ) |
Résolution
( bits ) |
Mono
Stéréo |
Débit
( octets/s) |
8000
|
8
|
Mono
|
8 000
|
8000
|
8
|
Stéréo
|
16 000
|
8000
|
16
|
Mono
|
16 000
|
8000
|
16
|
Stéréo
|
32 000
|
11 025
|
8
|
Mono
|
11 025
|
11 025
|
8
|
Stéréo
|
22 050
|
11 025
|
16
|
Mono
|
22 050
|
11 025
|
16
|
Stéréo
|
44 100
|
22 050
|
8
|
Mono
|
22 050
|
22 050
|
8
|
Stéréo
|
44 100
|
22 050
|
16
|
Mono
|
44 100
|
22 050
|
16
|
Stéréo
|
88 200
|
44 100
|
8
|
Mono
|
44 100
|
44 100
|
8
|
Stéréo
|
88 200
|
44 100
|
16
|
Mono
|
88 200
|
44 100
|
16
|
Stéréo
|
176 400
|
Le
codage différentiel ou codage delta
évalue la différence entre le niveau du signal à l'instant de l'échantillonnage et le niveau qu'il avait lors de l'échantillonnage précédent. |
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![]() |
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On observe
en effet que la voix présente rarement des fortes transitions
de niveau entre deux échantillonages successifs. Bien entendu, si une transition brutale dépasse l'étendue maximale du codage, un écrêtage ponctuel se produira. Si ce fait est rare et que l'exigence de qualité de l'application est basse, ce codage permet de réduire dans de grandes proportions la bande passante attribuée au signal : transmission plus rapide, espace mémoire plus réduit, stockage ou transmission plus économiques. Comme une dérive importante peut avoir lieu après de nombreux calculs de différence, la valeur exacte d'un échantillon est transmise à des moments régulièrement espacés. |
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M |
Nombre d'octets occupés
en mémoire Nombre total d'échantillons Nombre de bits de codage ( bit ) Fréquence d'échantillonnage (bit/s) Durée d'enregistrement (s) Débit binaire en octets par seconde |
M = Ne.(R/8) = (D.Fe).(C/8)
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O = M/D = Fe.(C/8)
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Bande passante en bit/s : Fe.C
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On obtient des formules analogues au codage PCM où la résolution R du convertisseur est remplacée par le nombre de bits de codage C. Comme en codage différentiel les quantités à coder sont plus faibles, on peut se permettre de les coder en moins de bits, ce qui réduit à la fois l'occupation en mémoire, le débit binaire et la bande passante en transmission temps réel.
Le codage prédictif
est basé sur la même constatation. Il prévoit la valeur suivante d'après l'historique des valeurs échantillonnées passées. Le codage mesure seulement la différence entre la valeur prédite et la valeur réelle. Si la loi de prédiction est bonne, le codage mesure des valeurs voisines de zéro. |
Le codage est dit
adaptatif lorsqu'il adapte le nombre de bits au type de
variation sonore qu'il détecte. Il est très utile pour adapter la qualité d'un son à l'encombrement du réseau qui le transmet. |
Une formule
précise la bande passante maximale pour un signal numérique
traversant une ligne réelle donc bruitée.
Elle comporte deux
aspects, elle permet de calculer :
D : débit
binaire maximal (bit/s)
B : bande passante (Hz)
S/N : rapport Signal/Bruit (W/W)
On remarquera que le logarithme utilisé est en base 2
Traitement Numérique du Signal - M Bellanger - ED. Masson - p 58
La bande passante que doit avoir un canal pour écouler convenablement un signal numérique est générament plus élevée que celle nécessaire pour le signal analogique initial (supposé occuper une bande limitée).
Calculons le débit binaire maximum pour une ligne téléphonique analogique banale limitée à la bande réservée aux conversations téléphoniques (dite POTS). On admettra un rapport S/B de 30 dB.
Les lignes téléphoniques ont ne bande passante maximale de 0 à 4 kHz, (en pratique on se limite à 300 Hz - 3,5 kHz, donc une bande passantede B = 3 200 Hz).
Calcul
approximatif :
30 dB correspond à un rapport de puisances de 1000 : voir notre rubrique
"Décibels"
1 + S/N = 1001 # 1024 ; or, 2 puissance 10 = 1024 ; donc D = 3200 . 10 = 32
kbit/s
Pour la bande passante théorique de 4 kHz on obtiendrait 40 kbit/s
Or, d'après le théorème de l'échantillonnage (c.f.
ci-dessus) celui-ci doit se faire à 8 kbit/s.
Comme le codage se fait généralement sur 8 bits, c'est un débit
de 64 kbit/s qui serait nécessaire.
Conclusion : le son téléphonique numérisé
ne pourrait pas franchir la boucle terminale d'abonné sans être
préalablement compressé.
Pour le calcul sans approximatiopns il faut s"appuyer sur la formule :
avec a = 2 et b = 10 :
Un son numérisé
est une séquence d'octets en mémoire.
La compression consiste à trouver une séquence d'octets
plus courte dont l'effet sonore soit semblable à celui de la séquence
initiale.
Buts de la compression :
Voir "Standards de numérisation du son"
Voir également sur la toile : http://www.terran-int.com/CodecCentral/Codecs/index.html
Fiche "Standards
de numérisation pour le son" Carrefour "Propriétés des Signaux" Retour au carrefour "Couche Physique" Retour au carrefour "Réseaux" |
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