Signaux sonores

Nature

Le son est une variation rapide de la pression atmosphérique.
Pour son traitement, il est généralement transformé en variations proportionnelles de tension électrique grâce à des dispositifs appelés d'une manière générale "microphones".


Traitement

Le son donne lieu à des traitements divers :

Pour comprendre ces techniques de traitement, il est indispensable de connaître les caractéristiques mathématiques de base des fonctions qui représentent les ondes sonores


Caractéristiques

Les titres qui vont suivre se rapportent aux deux approches des sons : mathématique et musicale.

Amplitude - sonie -

C'est ce que l'on nomme généralement la "force" d'un son. Fort, faible, "fortissimo"ou "pianissimo" etc.
Les théoriciens de la musique parlent de forte ou faible sonie.

Cela correspond physiquement à l'amplitude des variations de pression de l'air.
Ou celle de la tension généréepar le picrophone.

Comme tout phénomène impliquant la physiologie, la sonie se repère en décibels.

Il est indispensable de se familiariser avec ce mode de repérage,
décrit à la rubrique "Décibels" :


Fréquence - tonie -

Musicalement, on parle d'un son aigu ou grave. Les théoriciens de la musique parlent de "tonie" ékevée ou basse.
Physiquement, cela correspond à la fréquence - nombre de variations de pression par seconde (Hertz, Hz).
Plus un son est aigu, plus sa fréquence est élevée.

La bande des fréquences audibles par les êtres humains s'étale entre
quelques dizaines de Hertz à 16 kHz ou 20 kHz selon l'âge.

 


Harmoniques - timbre -

Deux instruments différents ou deux personnes peuvent émettre un son de mêmes amplitude et fréquence et pourtant être reconnaissables. Ce ne sont pas exactement les mêmes sons. Qu'est-ce qui diffère ?

Les musiciens parlent de différences de timbre permettant de reconnaître les instruments

En réalité un son est rarement purement sinusoïdal.
Nous rappelons ci-dessous la définition d'une sinusoïde et ses grandeurs caractéristiques :
amplitude A, fréquence F.

.

Le son est produit dans la grande majorité des cas par des objets entrés en vibration de diverses manières.
Or, les lois de la physique impliquent que ces vibrations ne se font pas au hasard : leurs dimensions jouent un grand rôle. D'unemanière générale, plus les objets sont petits plus leur fréquence de vibration propre est élevée et plus ils rendent un son aigu.

On a dessiné ci-dessous les déformations multiples et simultanées que subit une lame ou une corde d'instrument vibrant librement après un choc.
On peut les voir à l'aide d'un stroboscope elles ont généralement une amplitude d'une fraction de millimètre à quelques millimètres..
Dans la figure ci-dessous, l'amplitude a été exagérée pour les rendre pus visibles.


On observe plusieurs modes simultanés de vibration génèrant des sinusoides dont les fréquences sont multiples de la plus basse d'entre elles appelée vibration la fondamentale
Les autres vibrations ont naturellement pour fréquences celle de la fondamentale multipliée par 2, 3 etc.
Ce sont les harmoniques 2, 3 etc.



La plupart des objets rigides mis en vibration émettent un son complexe,
composé de sons sinusoidaux purs,
dont le plus grave s'appelle la composante fondamentale.
Si F est la fréquence de la fondamentale
les autres composantes ont pour fréquences 2.F, 3.F, 4.F etc.
(multiples entiers de la fondamentale)
et s'appellent les harmoniques 2, 3, 4 etc.

Cette observation expérimentale, que les facteurs d'instruments de musique mettent si bien à profit pour enrichir la gamme harmonique de leurs créations, fait l'objet d'un théorème de mathématiques qui s'énonce :

- Théorème de Fourier -

Toute fonction périodique de fréquence F peut être décomposée en une somme de fonctions sinusoïdales de fréquences 2F, 3F, ... multiples entiers de F.

Pour des sons naturels, les amplitudes des harmoniques décroissent rapidement quand leur rang augmente.

Les harmoniques de rang élevé ont donc généralement peu d'influence sur la qualité du son.
Comme, de plus, elles sont généralement techniquement difficiles à gérer, l'ensemble des techniques liées au traitement du son ne considèrent que celles qui se trouvent dans la bande audible.
Il en est de même pour les fréquences très basses, inaudibles.

Par exemple, dans les techniques de transmission téléphonique de la voix, on ne traite théoriquement que les fréquences situées entre 0 Hz et 4 kHz. Pratiquement entre 300 Hz et 3 kHz. Cela suffit pour une bonne reproduction de la voix qui reste très reconnaissanble.
En contrepartie l'économie faite sur les équipements ainsi que la possibilité de gérer de très multiples communications sur des lignes communes (multiplexage) sont des avantages considérables.

En revanche, les équipements sonores de qualité traitent les harmoniques dans la bande des 50 Hz à 16 kHz, voire 20 kHz.

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