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La réalisation de circuits imprimés            URL: http://www.ens-lyon.fr/~bkuhlmey/nik/ci.html

Le circuit imprimé (CI) est le support de tout montage électronique : il est le lien aussi bien mécanique qu'électrique entre les différents composants. Le circuit imprimé est une platine de matériau composite recouverte d'une (de deux) couche(s) très fine(s) (35µm) de cuivre métallique. Le cuivre assure les liens électriques entre les composants, pour que ceux ci soient conforme au plan du montage, le cuivre est soumis à une photogravure.

La réalisation des CI peut se décomposer en les étapes suivantes (le schéma électronique définitif est supposé connu):

  1. La réalisation du typon (transparent)
  2. La découpe
  3. L'insolation du circuit imprimé et le développement
  4. La gravure
  5. Le perçage
  6. L'éventuel étamage, les vérifications et tests du CI
  7. La mise en place des composants, leur soudure.
  1. La réalisation du typon

  2.  
    1. Dessin du typon à l'aide d'un des logiciels dont nous disposons : EAGLEä ou LAYO1 (logiciels pour PC). Objet d'une autre présentation si nécessaire, mais il est tout à fait possible de prendre ces logiciels en main tout seul moyennant un peu de patience et la lecture de quelques fichiers d'aide. Soft eleves devrait se charger de nouveaux logiciels prochainement.
    2. Enregistrement sur D7 en format PostScript du/des dessins pour transfert sur Sun, impression sur imprimante Laser, en agrandissement x2
    3. Transfert des dessins sur transparent (par ex. à la bibliothèque) avec une reduction de moitié de la taille du dessin. Le passage par une impression en double taille permet d'optimiser la définition.
    4. Vérification et éventuelle retouche manuelle : Le transfert sur transparent via la photocopieuse donne parfois une opacité imparfaite des pistes. Il faut contrôler les pistes et opacifier les trous (souvent submilimetriques, mais pouvant quand même être à l'origine d'une rupture de la liaison électrique) à l'aide d'un feutre pour transparents, ou mieux de gouache spéciale opaque (difficile à obtenir).

     
  3. La découpe

  4. Découper l'epoxy à la taille du typon, par exemple à l'aide de la scie circulaire du local du club nIK. Et très important : limez les bords du circuit ! Sinon, le bord a de très fortes chances d'être plus haut que le reste de la platine, ce qui rend une insolation nette impossible (les ombres du typonns sont floues, les pistes en résultant inutilisables).
     
  5. Insolation du circuit, développement

  6. La platine est à l'origine une plaque Epoxy recouverte de cuivre et d'une (de deux) couche(s) de résine photosensible (vendu dans le commerce sous le nom de " Epoxy (simple/double face) présensibilisé "). Un film protecteur opaque autoadhésif recouvre la résine photosensible. Attention, le révélateur est essentiellement (uniquement ?) constitué de soude => c'est corrosif, manipulez les platines avec des pinces ou avec des gants.
     
     
     
  7. La gravure

  8. La gravure se fait avec du perchlorure de fer (III) (2Fe3+ + Cu=>2Fe2+ + Cu2+). Elle sera d'autant plus rapide que celui-ci est chaud et agité. Vous pouvez placer la platine dans un bac de perchlorure et attendre sans y toucher quelques heures, mais il est nettement mieux et plus rapide d'agiter au moins de temps en temps (surtout pour du double face, il faut retourner le circuit de temps en temps). Nous disposons au local d'une graveuse, qui s'occupe d'agiter à votre place (système à bulles). Elle est artisanale, et fuit un peu (vraiment peu, de façon négligeable le temps d'une gravure). Pour l'utiliser, veillez à la recouvrir de (papier torchon par exemple) pour éviter les projections (inévitables avec les bulles), et à la vider dans une bouteille après usage (un litre de perchlorure permet la gravure de nombreux circuit). Enfin surveillez le circuit quand même, la gravure n'est parfois pas très homogène. Temps de gravure avec la graveuse : de 8 à 25 minutes, selon la T° du perchlo.

    A la fin, bien rincer le circuit.

    Attention, le perchlorure est corrosif (peu pour la peau, mais bp pour l'inox, l'aluminium etc.) mais surtout il tache les vétements de façon presque irrécupérable. (Pensez à mettre la vieille blouse de chimie que vous aviez en sup)

    Rq : La graveuse n'assure plus une gravure homogène si les dimensions du circuit dépassent environ 15cm.
     
     

  9. Le perçage

  10. Percer avec la microperceuse (foret diam. .8mm en général) et son support chaque pastille du CI.
     
     
     

  11. Etamage etc.

  12. L'étamage : il s'agit de recouvrir toutes les pistes de cuivre d'une couche d'étain. L'intérêt est d'augmenter l'épaisseur de la couche conductrice, de protéger le cuivre contre l'oxydation ou autre, mais surtout de faciliter la soudure des composants sur le cuivre. Ce n'est pas une étape nécessaire, mais les résultat de la soudure sont vraiment meilleurs (et plus faciles à obtenir) si le cuivre est étamé. Là encore différentes méthodes existent :
     
      Si on n'utilise pas la dernière méthode, il faut tout de même vérifier les pistes pour déceler les éventuelles interruptions de pistes et les réparer. On pourra examiner les pistes visuellement et/ou utiliser un testeur de continuité.
     
     
  13. Implantation des composants et soudure

  14. Les composants électroniques sont introduits dans la platine et soudés à leur place. On commence en général par les composants peu encombrants, pour ne pas être gêné pour les soudures suivantes. On peut également commencer par implanter les straps (ponts de fils entre deux points de la platine) et les supports de circuits intégrés ; l'intérêt est de pouvoir ainsi tester aisément si les pins de circuits intégrés sont correctement liés entre eux, sans être gêné lors des mesures par les autres composants.

    La soudure : placer la panne du fer à souder de façon à ce qu'elle soit en contact avec le cuivre de la platine et avec la patte du composant. Laisser chauffer ainsi quelques secondes. Ajouter de la soudure au niveau du contact. Laisser la panne encore quelques secondes afin que la soudure s 'étale bien. Retirer le fer à souder. La quantité de soudure apportée est un facteur décisif pour la qualité de la soudure. On voit à la forme de la soudure si la quantité est la bonne (cf. fig. 1 )

    Fig.1
     
     
    Une bonne soudure apporte une meilleure tenue mécanique du circuit, évite les faux contacts très lourds à " debugger " et améliore aussi le contact électrique. (Notamment dans les applications audio Hi-Fi ou dans les applications haute fréquences la qualité de la soudure est primordiale).
 

Encore quelques conseils en vrac :


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Merci à Nopid et à Tokyo pour la version PostScript qui ne marche toujours pas.

Pour les suggestions, commentaires ou renseignements: mailme.

Page conçue par Boris Kuhlmey, 1997, 1998.