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Général
URL: http://www.ens-lyon.fr/~bkuhlmey/nik/ci.html
L'alimentation de circuits électroniques
Les circuits integrés ont en général besoin d'une
basse tension continue, régulée et stable pour fonctionner
correctement. Certaines parties d'un circuit peuvent perturber une telle
tension et doivent être correctement découplés du reste
du circuit.
Obtention d'une tension continue régulée
E.D.F fournit une tension de 220Vrms sinuso&itrem;dale de 50Hz. Celle-ci
peut aisément être rabaissée (ou augmentée d'ailleurs)
par un transformateur. A la sortie de celui-ci on a donc une tension basse
sinusoidale. On la redresse en général par un pont de diodes
(chute de tension de ~1,2V à prévoir sur le voltage rms),
et on la lisse par des condensateurs électrolytiques de forte valeur
(de plusieurs dizaines de microfarad à quelques milifarad selon
les applications). On ajoute en général à ce dernier
un (des) condensateurs 'secs' (polyester, millfeuil...) de plus faible
valeur, qui ont une réponse plus rapide. On a alors une tension
continue, lisse, relativement stable, mais non régulée (la
valeur exacte de la tension dépend du pont de diode, du transformateur,
et de la tension fournie par EDF). On obtient une tension précise
par un régulateur de tension. Un régulateur de tension est
un circuit integré à 3 pattes en général. Il
est fourni dans des boitiers type 'transistors'. Il existe des régulateurs
ajustables (LM317 par exemple) et d'autres fournissant directement une
tension précise sans aucun régalage. On compte parmi ces
dernier la série des 78XX et 79XX délivrant respectivemet
une tension positive et négative de XX volts. (ex: le 7805 délivre
une tension de +5V, à partir d'une tension d'entrée qui ne
doit pas dépasser 20V).
fig. 1
La figure 1 montre le brochage d'un régulateur
de tension fixe.
fig. 2
La figure 2 montre le schéma de l'alimentation
type. Les valeurs des condensateurs sont par exemple 100µF, 100nF
et 10µF.
Découplage
Certains circuits sont susceptible de faire fluctuer la tension d'alimentation
(même si elle est régulée). Certaines de ces fluctuations
peuvent être très rapides et n'ont qu'une importance locale
(et une solution locale aussi d'ailleurs). Néanmoins, ces fluctuations
peuvent perturber les cicuits digitaux (inversion d'un bit, voire remise
à zero d'un microcontrolleur) et sont source de bruit en électronique
analogique.
-
Les circuits integrés logiques devraient être découplés
par la mise en parallèle locale (ie le plus proche possible du C.I.)
d'un condensateur de typiquement 100nF (ou par un condensateur de 100nF
à 1µF pour 4 à 6 boîtiers de circuits integrés
proches les uns des autres). Les pistes d'alimentation devraient avoir
une largeur minimale de 2,5 mm pour éviter les pertes de tension.
-
Dans un circuit contenant une partie analogique et une partie numérique,
ces deux parties devraient être découplées au maximum:
L'alimentation de la partie numérique devrait être découplée
à l'aide d'un circuit passe bas LC (cf. fig.
3); le circuit imprimé devrait être conçu de sorte
que la partie analogique et la partie numérique soient le moins
mélées possible (analogique d'un côté, numérique
de l'autre). Celà est important surtout dans le domaine de la mesure.
fig. 3
-
Dans les cas où un circuit numérique commande un dispositif
de puissance, certaines précautions particulières sont a
prendre, résumées
ici.
N.B.: Le découplage n'est pas une nécessité en
électronique amateur. Pour des petits circuits, ou des application
lentes on peut se passer de veiller à ces conseils. Par contre,
pour des applicatios rapides (>100kHz voire même déjà
10kHz), pour des applications critiques (aucune erreur tolérée)
et dans le domaine de la mesure, il est impératif de veiller à
un bon découplage des parties sensibles. Par contre il faut savoir
qu'un mauvais découplage peut être source d'erreurs introuvables.
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l'électronique amateur
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Page conçue par Boris Kuhlmey, 1997.