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Les signaux de remise à zéro (RAZ ou RESET)

La mise sous tension d'un circuit est une étape délicate. En effet l'apparition d'une tension, même régulée, provoque des perturbations ; par ailleurs de nombreux circuits (bascules, compteurs, multiplexeurs et surtout microcontrolleurs/microprocesseurs) sont dans un état indéterminé après la mise sous tension. Ces circuits disposent d'une entrée de remise à zero (RESET). Il est en général nécessaire d'actionner cette entrée lors de la mise sous tension, et ce jusqu'à ce que la tension soit stabilisée. Certaines entrées RESET sont à logique positive (la remise à zero s'effectue lorsque l'entrée est à l'état haut) et d'autres à logique négative. Les figures 1 et 2 montrent un circuit simple permettant de déclancher la remise à zero respectivement en logique positive et négative. Parfois les deux signaux sont nécessaires, on utilise alors souvent une porte inverseuse pour créer l'un à partir de l'autre.
fig.1 fig. 1fig.2 fig. 2

Les valeurs de R et de C sont fonction de la durée que doit avoir le signal de remise à zéro. On prend en général R*C de l'ordre de 10ms à 500ms (100 ms : R=10kohm, C=10µF par exemple, suffit en géneral. RC<10ms est suffisant si l'alimentation se fait par pile et que le circuit ne contient pas de trop grande charges capacitives, qui ralentissent l'établissement de la tension définitive).

Les deux circuits ci-dessus donnent un signal grossier (la montée/chute de tension est exponentielle et non en cré comme il conviendrait à un signal numérique). Le schéa de la figure 3 propose un circuit plus sur, avec une sortie à logique positive et une autre à logique négative.
fig.3 fig.3

Le premier inverseur est à entrée à comparateur à hysterisis (aussi appelé trigger de Schmidt). Cela permet d'éviter une trop grande sensibilité au niveau du seuil haut/bas de l'entrée de la porte. (Remarque: La résistance R2 n'est indispensable que si l'inverseur est en CMOS).


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Page conçue par Boris Kuhlmey, 1997.