Remarque : Ce paragraphe n'est plus traité
en IUP1
On obtient une résistance équivalente,
en fonction des 4 "contacteurs" telle que définie ci-après :
Pour 16 bits de précision, on arrive
à une résistance de 32768 R. Pour que la valeur du dernier bit
soit inférieure à l'erreur, il faut une précision de plus
de 1/32768 sur les résistances (dans la plage de températures
d'utilisation).
Pour résoudre ce problème,
on utilise le montage R/2R (T3). A chaque intersection, le courant est partagé
en deux (résistance équivalente égale).
Une solution
rapide est de comparer en parallèle la tension à mesurer avec
l'ensemble des possibilités. Mais la précision obtenue est faible
et la mise en oeuvre complexe.
Une solution plus précise est de
générer les tensions à comparer à la tension à
mesurer par un CNA. Deux possibilités s'offrent alors : Soit tester toutes
les valeurs possibles. La logique de commande est alors un compteur d'impulsions.
Soit utiliser la dichotomie (division de l'espace de recherche de moitié).
La logique de commande est alors un registre à décalage : on essaye
d'abord 1000000000, puis on essaie le bit suivant... Sur 16 bits il faut 16
tests par dichotomie au lieu de 65536.
La troisième solution est de charger
un RC par la tension à mesurer en comptant le temps nécessaire
pour arriver à un seuil donné. On choisit les valeurs de R et
C de manière à obtenir une caractéristique linéaire.
Le principal intérêt est que l'on ne mesure pas une valeur instantanée
mais une quantité de courant (intégration). Il est donc inutile
de filtrer les bruits qui sont superposés au signal (si ils sont faibles,
haute fréquence et valeur moyenne nulle). Pour plus de précision,
on utilise une double rampe : on charge le RC pendant un temps donné
par la tension à mesurer, puis on le décharge par une tension
connue, en mesurant le temps nécessaire. Par cette méthode, les
imprécisions se soustraient au lieu de s'additionner.
On appelle échantillonneur
bloqueur un composant
qui lit une valeur analogique à un instant donné, puis la mémorise
(dans une capacité) jusqu'à la lecture. On échantillonne
une valeur analogique à une fréquence au moins double de la plus
petite fréquence à mesurer.
Pour transmettre un signal, il est plus
efficace de le faire en numérique (peu ou pas de déformation de
l'information, facilité de remise en forme du signal en cours de transmission
longue distance) :
CAN -> multiplexeur -> liaison série
-> démultiplexeur -> CNA
Mais on peut également utiliser une
représentation stochastique :
On échantillonne, et on envoie
un NOMBRE d'impulsions proportionnel à la valeur, de durée constante,
réparties à peu près régulièrement (par exemple
aléatoirement). On récupère alors ce signal en l'intégrant
(c'est à dire enregistrer dans un RC la somme du courant arrivé
en un temps donné). Cette méthode évite de synchroniser
l'émetteur et le récepteur (bits de start et de stop, vitesse
de transmission...)