Routage -généralités -

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SOMMAIRE

Dernière mise à jour : 26 Juillet 2000

Définitions générales

Qu'est-ce-que le "routage" ?

Ports d'un routeur

Métrique

Tables de routage

Fonction des tables de routage

Exemple de table de routage type

Protocoles de routage

Généralités : statiques, dynamiques, centralisés, distribués, à vencteur de distance, à état des liens, routage par la source etc.

Protocoles particuliers: RIP - OSFP - IGRP - EIGRP - OSFP - IS-IS - EGP - BGP - IDRP - etc.

 


Définitions

On appelle "routage" toute technique basée sur des adresses de niveau réseau permettant d'aiguiller une trame quelconque émise par un nœud d'un sous-réseau vers un noeud de destination pouvant être situé sur un autre sous-réseau.

Des éléments matériels (comportant des logiciels) permettant d'effectuer cette tâche s'appellent des ROUTEURS.


Routeur permettant d'échanger des données entre quatre domaines différents d'adresses IP

Les routeurs peuvent relier plusieurs réseaux de proche en proche.


Eléments constituant un routeur


Ports (anglais : interfaces )

On appelle ainsi les accès matériels par lesquels les routeurs se raccordent physiquement aux divers réseaux avec lesquels ils communiquent.

La couche physique de chacun des ports doit correspondre à celle du réseau auquel il est relié.
La couche liaison de chacun des ports doit être compatible avec celles des divers noeuds du réseau auquel il est directement relié.

Exemples :
Si un routeur relie un réseau Ethernet par son port P1, à une réseau Token Ring sur son port P2, P1 doit satisfaire aux spécifications de couche physique (et MAC) d'Ethernet ; P2 doit satisfaire à celles du Tokent Ring.

Dans ce cas les couches liaison doivent être compatibles aux protocoles IEEE 802.2 - LLC-1,2,3 utilisés.
Si les protocoles au niveau liaison sont différents, il y a lieu de convertir.

En somme, dans des configurations multi-réseaux et de protocoles liaison différents, un routeur doit avoir, entre autre, les fonctions physiques et liaison d'un pont.



Interfaces de niveau liaison

En tant que noeuds d'un réseau les routeurs doivent disposer, sur chacun de leurs ports, d'un protocole de niveau liaison compatible avec les types de trames que chacun des ports est censé recevoir.

Or, pour un même réseau physique, on connaît plusieurs types d'en têtes de trames suivant les protocoles utilisés par les divers noeuds rattachés au réseau.

Exemple :
Sur un réseau Ethernet des hôtes peuvent être conformes aux trames Ethernet 1, d'autres au protocole IEEE 802.3.

Il est donc nécessaire, dans de tels cas que certains ports soient multi-protocoles liaison.

En somme, dans des configurations multi-protocoles de liaison, un routeur doit avoir, entre autre, les fonctions de couche liaison d'un pont.



Fonctions spécifiques d'un routeur : routage

Alors que les ponts aiguillent les trames suivant les adresses physiques de destination contenues dans les en têtes de trame, les routeurs le font d'après les adresses de niuveau 3 - réseau- contenues dans les entêtes de paquet.

Comparaison des techniques

Remonter au niveau 3 prend du temps et rend les routeurs plus lents que les ponts.

Cependant, basés sur l'adresage matériel,et en absence de protocoles permettant de localiser l'ensemble de ce type d'adresses dans toute l'étendue d'un réseau, les ponts se limitent à l'interconnexion de réseaux locaux de proximité.


Table de routage

Toute trame entrante ayant subi avec succès les épreuves de validité de la couche liaison est débarassée de sont entête de trame et l'adresse destination de couche réseau est examinée dans l' entête de paquet .

La première action du routeur est de chercher cette adresse de destination parmi celles qui sont présentées dans une table interne appelée "table de routage" en correspondance avec le ou les numéros de port par lesquels il convient d'acheminer le paquet.

Nous laisson en suspens pour le moment les diverses méthodes de constitution de cette table de routage.

La figure ci-dessous illustre très schématiquement ces actions.
La trame n'est pas toujours envoyée directement. Des buffers de type "file d'attete" sont prévus en sortie de chacun des ports. Parfois même en entrée.


Tables de routage

Chaque entrée d'une table de routage classique comporte:

Adresses des réseaux de destination
ID Prochain Routeur
Métrique
Temps
Indicateurs
192.55.1.0
Nom_Routeur_1
5
t1, t2,t2
x,y
192.55.2.0
Nom_Routeur_2
2
t1, t2,t2
x,y
145.27.9.0
Nom_Routeur_3
1
t1, t2,t2
x,y
etc.
etc
etc
etc
etc


Métrique(s)

c.f. Routage distribué

Les routeurs (ou les superviseurs dans un routage centralisé) sont donc réputés trouver la "meilleure route" pour atteindre une destination.

Le paramètre qualifiant l'accessibilité d'une destination s'appelle la métrique.

Suivant le degré de perfection technique des algorithmes de routage mis en oeuvre par les routeurs - donc leur prix - cette acessibilité peut être mesurée par :


 


GLOSSAIRE


Noeud, Station, ETTD, Hôte...

On désigne ainsi tout équipement informatique susceptible d'échanger des données sur le réseau.
Ce peut être l'un des ordinateurs d'un réseau local, deux ordinateurs reliés à un réseau étendu WAN, un routeur, un commutateur.
Un répéteur n'est pas à proprement dit un noeud : il n'a pas d'adresse ni des moyens de traiter l'information autrement que physiquement.

ETTD (Equipement Terminal de Traitement des Données) est le nom d'un noeud de terminaison dans la dénomination ISO.
Hôte est une dénomination appartenant à la communauté Internet.

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